Circé de Madeline Miller

Fruit des amours d’un dieu et d’une mortelle, Circé la nymphe grandit parmi les divinités de l’Olympe. Mais son caractère étonne. Détonne. On la dit sorcière, parce qu’elle aime changer les choses. Plus humaine que céleste, parce qu’elle est sensible. En l’exilant sur une île déserte, comme le fut jadis Prométhée pour avoir trop aimé les hommes, ses pairs ne lui ont-ils pas plutôt rendu service ? Là, l’immortelle peut choisir qui elle est. Demi-déesse, certes, mais femme avant tout. Puissante, libre, amoureuse…

Lecture commune !

Il y a peu Kin (du blog plumes de lune, dois-je le rererererepréciser ?), m’a envoyée un petit message en me demandant si je voulais faire une LC. Ne sachant pas sur quel livre nous pencher, je lui ai envoyé ma bibliothèque de PàL en photo, et elle a tout de suite choisi Circé. Étant donné le fait que ça faisait quelques temps qu’il trainait là et prenait la poussière, et que j’en avais entendu moultes bons avis, j’ai sauté sur l’occasion et dit un grand OUI !

Comment dire …

L’enthousiasme s’arrête là. Autant la plupart des gens ont adoré, autant je suis passée totalement à côté (et, sans spoiler, Kin aussi, plus ou moins). Il y a tellement de choses qui ne vont pas dans ce bouquin que je ne sais même pas par quoi commencer pour être honnête.

D’abord, le rythme.

Non mais c’était d’une lenteur… ma grand-mère aurait plus vite fait de faire le tour du monde à pied. Pour être plus sérieuse, il ne se passe presque rien. Dès le début, le rythme est lent, beaucoup trop lent. On vit tout à travers le regard de Circé qui est si passive qu’on a l’impression de contempler le vide. Et ce n’est pas pour s’arranger par la suite. Certes, il y a quelques rebondissements et je me suis même surprise parfois, à de très rares moments, à apprécier ma lecture; pour autant, j’ai trouvé un cruel manque de rythme.

Ensuite, les personnages.

Que ce soit au niveau des personnages eux-même ou de leurs relations, rien ne va. Déjà, Circé est chiante. J’ai du mal à comprendre le féminisme que tout le monde y voit. Oui, on a une héroïne principale, oui, il y a beaucoup de femmes, mais alors quelles femmes. Toutes sont de vraies saletés, des menteuses qui aiment voir les autres souffrir. Pour le féminisme, on repassera. Quoi que, rassurez-vous, ça ne se limite pas au sexe féminin, les hommes aussi sont cons dans ce bouquin.

Selon moi, de tout le roman, il n’y aura que 2 relations à sauver, dont une qui ne durera que quelques chapitres. Les personnages sont odieux entre eux, et autant je sais que la mythologie grecque, ce n’est pas une partie de plaisir et un monde de Bisounours, autant là, c’était trop pour moi. D’ailleurs pour revenir rapidement à Circé et pourquoi je ne l’aime pas : elle n’est pas forcément mieux que les autres, elle est inactive au possible (même si elle a, de temps en temps notamment passé le milieu du roman, quelques sursauts d’activité) et elle se victimise sans cesse.

Enfin, l’écriture.

Alors là, je ne vais pas forcément me faire des amis mais, si je comprends le fait que certains et certaines puissent trouver l’écriture de Madeline Miller à leur goût, moi ça ne l’a pas du tout fait. Premièrement, j’ai trouvé certaines scènes trop crues. Je n’ai pas ouvert Circé pour lire un manifeste sur la zoophilie ou voir des opérations, tripailles à l’air (je tiens à noter ici que je sais que la mythologie grecque n’est pas tendre avec ses protagonistes, mais je reste sur mes positions : ce n’était pas ce que je cherchais dans ce roman).

J’ai aussi eu un souci avec les descriptions. Je me serais presque cru sur Arte, quand le cameraman attend des heures que l’ours sorte de sa grotte. Sauf qu’un ours c’est beau, majestueux, Circé et les autres personnages, un peu moins. C’était contemplatif à souhait et ceux qui aiment ça se retrouveront dans ce roman, mais ça n’a pas été mon cas.

Ai-je aimé quelque chose ?

Pas vraiment, il faut être honnête. Il y a quelques citations qui m’ont plu, mais ça s’arrête là. Je ne vais pas mentir, j’ai quelque fois été happée par ma lecture mais c’était trop peu régulier pour que j’en prenne compte, ça équivaudrait peut-être à 20 – 30 pages sur les 500 lues. Comme vous l’aurez compris, je suis complètement passée à côté de ma lecture et je ne me pencherai pas sur Le chant d’Achille.

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