Chronique : Pandémonium : Requiem pour un croque-mort de Aurélie Mendonça

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Chacun à sa manière cherche le sens de la vie. Moi, j’essaie au quotidien de donner du sens à la mort. Je me nomme Elena Lautturi et je suis thanatopractrice. Croque-mort autrement dit. L’image ne manque pas de mordant… Des civilisations plus anciennes m’auraient désignée comme une passeuse d’âmes. Ce que je suis, au figuré comme au propre… Une mésaventure aux enfers a fait de moi l’employée spéciale de la déesse Hela. Ma mission est simple : m’assurer que chaque âme destinée à son royaume arrive à bon port, tout cela sous couvert de mon humble entreprise de pompes funèbres, le Pandemonium. L’enfer est un lieu complexe et je fais partie des nombreux rouages qui permettent son bon fonctionnement. Malgré mon professionnalisme, il apparaît évident qu’une entité inconnue et puissante me considère plus comme le grain de sable dans la machine. Aujourd’hui, je suis menacée… Moi et le destin de toutes ces âmes qui dépendent de mes soins…

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Un discours éclairé sur la mort.

J’ai d’emblée été impressionnée par la manière qu’a eu Aurélie Mendonça de se positionner quant à la mort dans son récit. En faire un sujet principal et aussi bien le mener était osé. Je ne m’attendais pas à tomber dans le vif du sujet dès le début du roman, mais c’est bien dès les premières pages qu’on est mis dans le bain avec l’enterrement de la grand-mère de l’héroïne principale, Elena.

Et là, accrochez-vous bien. On a souvent l’habitude de lire des choses assez glauques et farfelues quand on ouvre ce genre de roman, avec des descriptions toujours plus dégoutantes les unes que les autres et des héros un peu pétés du bocal.

Ici, rien de plus sérieux que la mort. L’autrice n’en fait pas une caricature, elle ne la dramatise pas non plus. Le récit est criant de vérité et les sentiments ainsi que les réactions des personnages pourraient être adoptées par la plupart d’entre nous.

Un récit dynamique et qui ne traine pas en longueur.

Point positif, évidemment. Mais négatif aussi.

En effet, si je n’en peux plus des romans qui mettent 40 ans à se mettre en place et qui remettent 40 ans à se terminer avec, entre temps, 40 ans de développement, j’ai trouvé que Pandémonium était peut-être un peu trop rapide à mon goût.

Tout est très bien développé, on s’attache parfaitement aux personnages et on comprend l’histoire, mais 292 pages, c’est trop court ! J’aurais voulu en avoir beaucoup plus ! J’ai tellement aimé la combativité d’Elena, l’humour des Corbeaux, la douceur de Morgane (même si j’avoue que quand cette dernière est arrivée, je n’étais pas forcément jouasse) et la puissance d’Hela, Lucifer (mon cher Lucifer) et de Lilith que mon cerveau en demandait plus.

L’écriture d’Aurélie n’était pas non plus pour me déplaire. Sans fioritures, elle va droit au but tout en restant simple et légère (chose que j’avais beaucoup reproché à Jean Vigne dans Néachronical, qui avait tendance à avoir la main assez lourde).

Je reste un peu sur ma f(a)i(m)n.

Vous commencez à me connaître, contrairement à beaucoup, j’adore les histoires d’amour. J’avoue même avoir du mal à lire un roman qui n’en contient pas, que ce soit de la fantasy, du fantastique, de la science-fiction ou du contemporain. J’ai toujours besoin de ma petite touche de romance, et ici, j’avoue avoir été un peu déçue de ne pas avoir plus de scènes Elena – Lucifer.

La fin m’a ravie, évidemment, même si du coup, je trouve qu’elle tombe un peu comme un cheveu sur la soupe étant donné le peu de démonstration au sein même du récit.

Il n’en est pas moins que le peu de choses que je pouvais lire sur ces 2 personnages qui n’ont de cesse de se chercher tout au long du livre était génial et que je suis forcément joie fasse à l’épilogue.

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